Master et système LMD

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Master et système LMD

Message non lude Maxime » 06 Avr 2010, 14:01

En attendant plus de détails, voici ce qui de dit sur Wikipédia concernant le système LMD et l'Europe

Le processus de Bologne (ou processus de Sorbone-Bologne) est un engagement à construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas d'un système universitaire unique, mais de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun fondé sur trois points clefs :

* 1. mise en place d'une structure en deux cycles des études supérieures :
o un premier cycle d'études d'au moins trois années menant à un premier grade – appelé suivant les pays licence, baccalauréat, bachelor, etc. – correspondant à un niveau de qualification approprié pour l’insertion sur le marché du travail européen ;
o puis un cycle menant à un grade de type maîtrise universitaire/master (cycle court) et/ou au doctorat (cycle long) ;
* 2. mise en place d’un système commun de crédits pour décrire les programmes d'études – le Système européen de transfert et d'accumulation de crédits – pour promouvoir la mobilité des étudiants le plus largement possible ;
* 3. mise en place du supplément au diplôme afin de rendre plus facilement lisibles et comparables les diplômes, de favoriser ainsi l’intégration des citoyens européens sur le marché du travail et d’améliorer la compétitivité du système d’enseignement supérieur européen à l’échelon mondial.

La division en deux cycles, inspirée du modèle anglo-saxon avec son cursus undergraduate et son cursus postgraduate (ou graduate aux États-Unis) semble peu à peu laisser place à une division en trois cycles plus proche du système LMD français par exemple.


Historique

Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l'enseignement supérieur d'Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d'Italie se retrouvent lors d'un colloque à la Sorbonne, à l'occasion de la célébration du 800e anniversaire de l'Université de Paris, pour lancer un appel à la construction d'un espace européen de l'enseignement supérieur.

Lancé à l'initiative du ministre de l'Éducation nationale (Claude Allègre), le processus a pour objectif de favoriser les échanges universitaires (étudiants, enseignants et chercheurs) et de faire converger les systèmes universitaires vers des niveaux de référence communs.

L'initiative est progressivement reprise et développée par la plupart des gouvernements et des universités européens.

Chaque système universitaire s'intègre dans le processus selon des modalités qu'il choisit librement.

1999: La conférence ministérielle de Bologne

Lors de la conférence de Bologne en juin 1999, 29 pays signent un texte commun. La déclaration de Bologne du 19 juin 1999 [2] qui initie le processus éponyme, identifie six actions à mener :

1. Mettre en place un système facilement compréhensible et comparable pour permettre une bonne lisibilité et faciliter la reconnaissance internationale des diplômes et qualifications.
2. Organiser les formations sur un premier cycle destiné au marché du travail (de 3 ans au moins) et un deuxième cycle nécessitant l'achèvement du premier.
3. Valider les formations par un système d'accumulation de crédits transférables entre établissements.
4. Faciliter la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs.
5. Coopérer en matière d'assurance de la qualité des enseignements.
6. Donner une dimension véritablement européenne à l'enseignement supérieur.

2001: La conférence ministérielle de Prague

Suite à la rencontre des universités de Salamanque en mars 2001 et à la conférence de Prague en mai 2001, 34 pays s'engagent. Les ministres ont adopté le Communiqué de Prague

2003: La conférence ministérielle de Berlin

À Berlin, les 16 et 17 septembre 2003, les ministres décident d'accélérer le processus et de l'étendre au cycle doctoral afin d'approfondir les liens entre l'espace européen de l'enseignement supérieur et celui de la recherche.

Trois objectifs impératifs sont fixés pour 2005 au sein du Communiqué de Berlin:

* mise en place d'un système en deux cycles,
* délivrance gratuite et automatique d'un supplément au diplôme,
* démarrage de la mise en place d'un système d’assurance de la qualité.

2005: La conférence ministérielle de Bergen

À Bergen a été signée un nouveau communiqué en mai 2005

Les avancées recherchées ont été listées comme les suivantes:

* mise en œuvre des références et des lignes d'orientation pour la garantie de la qualité comme le propose le rapport de l'ENQA;
* la mise en œuvre des cadres nationaux de qualifications;
* la délivrance et la reconnaissance des diplômes conjoints, y compris au niveau doctoral;
* la création d'opportunités pour des parcours flexibles de formation dans l'enseignement supérieur, y compris l'existence de dispositions pour la validation des acquis.

2007: La conférence ministérielle de Londres

La conférence ministérielle de Londres a eu lieu en mai 2007 à Londres, au Royaume Uni. Elle a conduit au communiqué suivant :

Le communiqué réaffirme l'intégration du doctorat comme troisième cycle d'études.

2009 : La conférence ministérielle de Louvain/Louvain-la-Neuve

La conférence ministérielle organisée par les pays du Benelux a eu lieu en Belgique, les mardi 28 et mercredi 29 avril 2009.

* La première partie de la conférence a eu lieu à Louvain, à la Bibliothèque universitaire de la Katholieke Universiteit Leuven.
* La deuxième partie de la conférence s'est déroulé à Louvain-la-Neuve, à l'Aula Magna de l'Université catholique de Louvain.

* Cette conférence ministérielle a abouti au communiqué suivant :

* Un contre-sommet, rallié par de nombreux mouvements universitaires nationaux, des syndicats et des partis politiques, a été organisé entre Bruxelles et Louvain-la-Neuve. Il s'est tenu du 25 au 29 avril.

* Cette conférence fut aussi l'occasion de lancer le premier Forum politique de Bologne le 26 avril qui a réuni des représentants de haut-niveau des États membres mais aussi provenant de l’Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine, de l'Égypte, de l'Éthiopie, d’Israël, du Japon, du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Mexique, du Maroc, de la Nouvelle-Zélande, de la Tunisie, des États-Unis, ainsi que de l’Association internationale des universités. La déclaration adoptée à l’issue de la réunion souligne l’importance de développer une coopération sur un large éventail de questions politiques.


CONCERNANT LA FRANCE

La France distingue deux types de masters, héritage de la séparation entre le diplôme d'études supérieures spécialisées et le diplôme d'études approfondies, anciens diplômes nationaux à bac+5 délivrés par les universités :

* les masters professionnels, destinés à la sortie de l'enseignement supérieur (héritiers des DESS)
* les masters recherche, destinés à la poursuite d'études en doctorat (héritiers des DEA)



http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9for ... r-Doctorat

A propos des ECTS
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8 ... %C3%A9dits

Ce système permet d'attribuer des points à toutes les composantes d'un programme d'études en se fondant sur la charge de travail à réaliser par l'étudiant. Il offre ainsi une meilleure lisibilité européenne des programmes d'études nationaux, et constitue par ce moyen un outil, complémentaire au supplément au diplôme, facilitant la mobilité d'un pays à l'autre et d'un établissement à l'autre.

Ce système n'implique pas la reconnaissance automatique de la valeur de ces crédits. Chaque institution d'enseignement supérieur décide de manière autonome, ou dans le cadre de réglementations nationales, de la reconnaissance ou non de ces crédits pour l'inscription dans un de ses cursus, ou la complétion d'un programme d'études menant à un des diplômes qu'elle délivre. La reconnaissance peut ainsi devenir effective entre deux institutions ayant signé un accord de partenariat, notamment dans le cadre du programme Erasmus ou Erasmus mundus.

La reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur est l'objet de la Convention de Lisbonne. En France, les conditions de reconnaissance des périodes d'études faites à l'étranger sont régies par le décret 85-906. Ce système sert donc essentiellement à faciliter la mise en place de partenariats entre des institutions de pays différents en fournissant un principe commun de description des programmes d'enseignement.
Dernière édition par Maxime le 19 Juil 2010, 00:06, édité 2 fois.
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Message non lude Maxime » 18 Juil 2010, 23:54

Image

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2712.asp

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pd ... /i2712.pdf

RAPPEL DES PROPOSITIONS DE LA MISSION

Proposition n° 1 : mettre fin à la sélection par la voie de la première année de médecine pour les auxiliaires médicaux et la remplacer par une L1 « paramédicale », comprenant l’ensemble des futurs auxiliaires médicaux à l’exception des étudiants en soins infirmiers qui continueraient à intégrer leur formation directement après le bac.

Proposition n° 2 : actualiser le contenu de l’ensemble des diplômes des auxiliaires médicaux en fonction des résultats de la réingénirie des diplômes avant la fin 2011.

Proposition n° 3 : transformer les diplômes donnant accès aux professions de manipulateur d’électroradiologie médicale, diététicien, opticien lunetier, orthoprothésiste, orthopédiste orthésiste et technicien de laboratoire d’analyse biomédicale en diplôme d’État et en transférer la responsabilité au ministère de la santé et des sports.

Proposition n° 4 : engager une réflexion sur le nombre et la répartition des centres de formation.

Proposition n° 5 : clarifier la responsabilité respective des ministères de l’éducation nationale, de la santé et des sports et de l’enseignement et de la recherche, sur la formation des auxiliaires médicaux.

Proposition n° 6 : anticiper dès maintenant l’intégration au système licence-master-doctorat de l’ensemble des cursus conduisant aux professions d’auxiliaires médicaux pour une mise en œuvre à la rentrée 2013. Le modèle suivi doit être celui de la reconnaissance du grade de licence aux diplômés d’État en soins infirmiers.

Proposition n° 7 : reconnaître aux titulaires d’un diplôme d’État d’infirmier anesthésiste, de cadre de santé, de puéricultrice et d’infirmier de bloc opératoire un niveau master.

Proposition n° 8 : créer de nouveaux masters transversaux en fonction des besoins de santé, permettant de déboucher sur de nouveaux métiers. Créer des licences de spécialisation, ouvertes à tous les auxiliaires médicaux, leur permettant d’acquérir une expertise ciblée dans un domaine médical.

Proposition n° 9 : développer les passerelles permettant aux auxiliaires médicaux d’intégrer toutes les formations paramédicales et médicales en bénéficiant de dispenses de concours et de scolarité. Développer les dispenses de concours d’entrée dans les formations paramédicales pour les diplômés d’autres filières universitaires ou professionnelles. Créer des passerelles d’accès pour les métiers qui en sont dépourvus.

Proposition n° 10 : mutualiser les enseignements entre formations paramédicales et médicales, à la lumière des travaux de refonte des diplômes.

Proposition n° 11 : créer des instituts d’études paramédicales régionaux, conventionnés avec les universités, et formant l’ensemble des auxiliaires médicaux.

Proposition n° 12 : prévoir une application progressive de la réforme (réforme des procédures de sélection expérimentée dès la rentrée 2012 ; nouveaux programmes et intégration des auxiliaires médicaux au système licence-master-doctorat de manière échelonnée jusqu’à la rentrée 2013) et entamer dès maintenant une concertation avec les régions, les universités et les professionnels concernés sur la réforme des modalités de sélection et l’intégration des cursus au système licence-master-doctorat.
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Message non lude Maxime » 17 Sep 2010, 21:23

Les formations en Soins Infirmiers à l’Université

Les Doyens des facultés de Médecine estiment que l’entrée des formations en Soins Infirmiers à l’Université est une avancée majeure qui valorisera la profession infirmière et renforcera la cohésion des équipes médicales.

Cette réforme vise à mettre en place un cursus universitaire de trois ans, aboutissant à la délivrance d’un diplôme universitaire (grade de licence), permettant l’accès ultérieur aux cursus de maitrise et de thèse d’Université, ouvrant ainsi à de nouveaux parcours professionnels. Elle ne peut réussir sans une implication forte des UFR de médecine, et sans reconnaissance formelle de l’implication de l’Université, seule habilitée à délivrer le grade de licence.

La Conférence des Doyens des facultés de Médecine, solidaire des Présidents d’Université, exige cependant comme préalable à la signature des conventions d’universitarisation des IFSI avec les partenaires institutionnels que soient garanties dans ces conventions :
- l’inscription des élèves des IFSI à l’Université, seule garante du statut d’étudiant de l’Université ;
- l’organisation de l’enseignement et de l’évaluation des étudiants sous l’égide d’une commission de pédagogie présidée par le Président d’université ou son représentant.

Wikipedia a écrit:Les grades universitaires sont en France au nombre de quatre : le baccalauréat, la licence, le master et le doctorat. Le grade de master a été créé en 1999 en lien avec la réforme LMD, alors que les trois autres remontent à la création de l'Université de France par Napoléon Ier (décret du 17 mars 1808).

Les grades universitaires français sont des grades d'État. L'État a le monopole de la collation des grades, ils sont validés par la signature d'un ministre ou d'une personne ayant reçu délégation de signature, en général le recteur d'académie sur délégation du ministre chargé de l'enseignement supérieur.

Les grades sont conférés aux titulaires de diplômes nationaux de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité et au nom de l'État par les universités et les établissements habilités à cet effet. Les grades peuvent être également conférés aux titulaires de certains diplômes propres à des établissements (cas du grade de master).

Le baccalauréat est préparé au sein d'un lycée et obtenu après un examen national, la licence est généralement préparée au sein d'une université, le grade de master peut être obtenu par la préparation d'un diplôme national de master, généralement au sein d'une université, mais aussi par la préparation d'un diplôme d'ingénieur ou bien celle d'un diplôme de fin d'études d'un institut d'études politiques ou de certaines écoles de commerce. Enfin, le doctorat est obtenu suite à la préparation d'une thèse et sa soutenance devant un jury constitué au sein d'une université ou d'un établissement d'enseignement supérieur habilité.

A ces grades peuvent être associés un certain nombre de droits et de privilèges, pouvant varier suivant les disciplines et les finalités.
Les différentes étapes menant à un grade universitaire [modifier]

* inscription réglementaire du candidat
* désignation du jury par le recteur d'académie ou le chef de l'établissement public habilité
* examens ou soutenance
* réunion et décision du jury, procès verbal
* le chef d'établissement vise la décision du jury et la transmet au ministère (rectorat)
* collation du grade par l'État (signature du recteur)
* délivrance du diplôme par lequel lui est conféré le grade à l'impétrant


Wikipedia a écrit:Dans l’enseignement supérieur français, le terme « master » fait référence à deux notions distinctes :

le grade de master qui est l’un des quatre grades de l’enseignement supérieur français et qui sanctionne diverses formations durant cinq années après le baccalauréat ;

et le diplôme national de master qui est un diplôme - généralement universitaire - obtenu après deux ans d’études après la licence.


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Master_%28France%29
conference-doyens-medecine.com
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Message non lude Maxime » 17 Sep 2010, 21:24

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